La préparation de la vigne au printemps

Epamprage, Ebourgeonnage et palissage, la Maison Gabriel Meffre vous partage la vie de la vigne au printemps !

L’épamprage, garant de la bonne santé du cep

Au mois de mai, les vignes commencent à bourgeonner. L’épamprage consiste à prélever les pampres des ceps pour favoriser la pousse des rameaux producteurs de baies. Les pampres sont des pousses qui ne produiront pas de raisin. Il est donc nécessaire de les enlever pendant la période de pousse pour assurer une meilleure production aux rameaux fertiles.

Ils sont plus ou moins nombreux et vigoureux, selon les cépages, selon la vigueur des pieds et l’âge du vignoble. Un vignoble ancien aura moins de pampres.

"Nous nous attachons à valoriser les bourgeons ayant une valeur fructifère, à orienter la sève au bon endroit” explique Antoine Dupré, Directeur des Vignobles. “L’épamprage est entièrement réalisé à la main, sans machine et sans aide chimique”.

 

Cette opération permet une meilleure aération des vignes en limitant la végétation. Elle est aussi très recommandée pour limiter les risques de contamination de mildiou.

Les vignes de notre Maison sont généralement traitées en mai après l’apparition des premières feuilles. Antoine explique que “Sur le Domaine de Longue Toque, nos vignes sont situées et orientées de manière très favorable au passage du Mistral. Il permet de tout sécher et limite énormément la progression de la maladie. C’est une des raisons qui nous a poussé – après avoir travaillé plus de dix ans selon le label « Agriculture Raisonnée – Terra Vitis » - à passer en agriculture biologique. Nous entamons notre deuxième année de conversion.”

 

L’ébourgeonnage, une technique délicate

L’ébourgeonnage est complémentaire de l’épamprage. Cette technique consiste à supprimer certaines pousses indésirables. L’ébourgeonnage peut se révéler assez complexe, car selon le cépage, celui-ci peut couler abondamment. Cette coulure peut détruire le rendement d’une récolte  et avoir des conséquences catastrophiques sur la future récolte. “Il s’agit d’un réel savoir-faire. Sur le Grenache, on n’ébourgeonne pas forcément, on va souvent seulement épamprer.”

 

Le palissage, l’art de la bonne exposition

Il s’agit de guider la vigne sur une structure en y attachant ses jeunes pousses avec des liens. Le palissage permet d’optimiser la surface de végétation exposée au soleil. Une vigne laissée à l’état naturel produit des lianes qui courent le long du sol, avec une exposition au soleil limitée.

 

Cette amélioration de la photosynthèse est la garantie d’un meilleur rendement et d’une qualité de production. Autre avantage non négligeable, elle permet de contenir la plante vers le haut, facilitant le passage des hommes dans les rangs pour la fertilisation, l’entretien et la cueillette.

 

“Au sein de notre Maison, nous employons la technique classique qui consiste à remonter les fils au fur et à mesure de la pousse de la vigne.” Nous palissons la Syrah au mois de mai. Le Grenache lui, n’en a pas besoin.

 

La vigne, un entretien permanent

A cette époque de l’année, nous continuons le labour, notamment en agriculture biologique, pour ne pas se faire dépasser par l’herbe. “Tous nos sols sont travaillés manuellement pour limiter la progression des mauvaises herbes, on interagit donc avec la biodiversité.

Vous l’aurez compris, le secret d’un bon millésime n’est pas seulement lié au climat et à la qualité du vignoble. Le travail de l’homme est essentiel !

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.